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Accident ou panne sur la route : que faire ?

Accident ou panne sur la route : que faire ?Que faire en cas d’accident ?
Protéger, alerter, secourir sont les trois règles d’or à appliquer en cas
d’accidents. Les premières mesures à prendre sont celles qui permettent
d’éviter l’aggravation de l’accident.
• Signalez-vous et protégez vos passagers : allumez vos feux de détresse ;

enfilez un gilet rétroréfléchissant (avant de sortir de la voiture) ;

sortez de la voiture et faites sortir vos passagers du côté droit (côté passager) ;

mettez-vous, avec vos passagers, à l’abri sur l’accotement, le plus loin possible de la chaussée (ou derrière la glissière de sécurité s’il y en a une).
• Veillez à ce que le contact des véhicules accidentés soit coupé
(batterie) et le frein à main serré.
• Balisez les lieux et rendez l’accident visible pour les autres automobilistes :
placez un triangle de présignalisation le plus loin possible en amont et s’il y
a lieu avant le virage précédant l’accident. Le triangle doit être visible à 100
mètres au moins. Attention, une exception à cette règle : sur autoroute, ne
tentez pas de mettre le triangle sur la chaussée.
• Une personne peut également se placer à 150 mètres en amont de
l’accident (derrière la glissière de sécurité) et faire des signes pour faire
ralentir les véhicules. De nuit, cette personne doit être équipée d’un gilet
rétro- réfl échissant et d’une lampe électrique.
• Éclairez les véhicules accidentés la nuit (feux de route d’un autre véhicule
garé sur l’accotement...).
• Ne modifiez pas l’état des lieux.

Alerter après une analyse rapide de la situation
• Après une analyse rapide de la situation, relevez le type et le nombre de
véhicules accidentés, les circonstances de l’accident ; et vérifi ez le nombre
et l’état apparent des blessés, s’ils sont conscients ou inconscients...)
• Utilisez les bornes d’appel d’urgence : c’est le seul moyen d’être localisé
immédiatement. A défaut, utilisez un téléphone mobile (112).
• Décrivez l’emplacement exact de l’accident, le lieu de l’accident, le n° de
l’autoroute.
• Mentionnez le type des véhicules accidents, le nombre et les éventuelles
circonstances particulières (route bloquée, incendie, véhicule tombée dans
l’eau etc... ; informez sur les blessés (nombre, état apparent des victimes...)
Cas particulier : sur le périphérique ou sur autoroute, si vous tombez en panne sur la voie
de gauche, pensez à sortir de votre voiture (et à faire sortir vos passagers) impérativement du côté gauche. Ne tentez pas de traverser pour
rejoindre une borne d’appel : utilisez dans ce cas votre téléphone mobile.

Sur le périphérique, la télésurveillance permet au secours de vous
repérer très rapidement pour vous venir en aide.
Secourir ou portez assistance à un tiers.

S’il y a des blessés, surtout, gardez votre sang froid...
• Parlez positivement au blessé, même lorsqu’il est inconscient : il vous entend et cela le rassure.
• Couvrez-le : un blessé en état de choc a toujours froid.
• Otez de sa bouche les corps étrangers (dentier si déchaussé, caillot de sang...) avec un doigt replié en crochet ;
D’une manière générale, éviter de bouger la tête.
• Desserrez les vêtements (ceinture, cravate...),
• Appuyer fortement sur la plaie en cas d’hémorragie importante.

Ne jamais
• Donner à boire à un blessé
• Ôter le casque d’un cyclomotoriste ou d’un motocycliste
• Déplacer un blessé ou essayer de le sortir d’un véhicule (sauf danger extrême)
• Transporter un blessé grave dans sa voiture.


Constat amiable, ce qu’il faut faire et ne pas faire
Le constat amiable permet d’établir avec l’autre automobiliste les
circonstances précises de l’accident. Le constat amiable permet d’accélérer
l’indemnisation des dommages.
En cas d’accident corporel, le constat amiable ne fait pas double emploi avec
le constat ou le procès-verbal établi obligatoirement par les forces de l’ordre
puisqu’il permet d’informer rapidement l’assureur.
Les assureurs, au vu de ce constat, détermineront les responsabilités de
chacun. Le constat doit être bien rempli.
S’il comporte des erreurs ou s’il est incomplet, la responsabilité de l’accident
peut être imputée à l’assuré même s’il n’y est pour rien.
Il est donc important de ne remplir le constat que s’il l’on s’en sent capable, ce
qui n’est pas forcément le cas après le choc de l’accident. En cas de diffi culté,
mieux vaut ne pas le remplir ou demander l’assistance d’un proche.

Ce qu’il faut faire
• Avoir toujours dans sa voiture un constat amiable
• Prendre son temps
• Ecrire avec un stylo à bille pour que le 3ème exemplaire soit lisible.
• Faire un très bon croquis de l’accident.
• Signer le constat, sa partie devant correspondre à sa version des faits ;
elle n’est pas forcément similaire à la version de l’autre protagoniste. La
signature implique que l’on est d’accord avec sa version, mais pas forcément
avec celle de la partie adverse.
• Si des témoins sont présents, penser à décliner leur identité sous la rubrique
observations.

• Envoyer le constat à votre assureur dans les 5 jours.
• S’assurer que les deux exemplaires du constat sont signés.
• Si l’autre conducteur refuse de faire un constat, noter le numéro de sa
voiture (rien ne l’oblige à rédiger un constat), il est possible dans ce cas
de faire appel aux forces de l’ordre pour qu’ils établissent un procès verbal
relevant l’emplacement des véhicules; Penser également à relever l’identité
des éventuels témoins.
• Vérifi er l’identité de l’autre protagoniste.

Ce qu’il ne faut pas faire
• Laisser le soin à l’autre conducteur de remplir la partie du constat qui vous
est réservée, même si cela vous parait plus facile.
• Se fi er à sa bonne mine et lui signer en blanc le constat pour gagner du temps.
• Vouloir atténuer ses déclarations par des réserves ajoutées après coup au dos
du constat (elle n’ont pas de valeur et peuvent même constituer une falsifi cation).

Les pannes sur la route, que faire ?
En cas de crevaison :
• Arrêtez-vous sur la bande d’arrêt d’urgence au plus près de la glissière de
sécurité
• Allumez les feux de détresse
• Enfi lez un gilet rétro-réfl échissant
• Faites descendre les passagers par les portières droites et demandez-leur
de se placer derrière la glissière de sécurité, en amont du véhicule
• Placez un triangle de présignalisation en amont à l’attention des autres
automobilistes.
• Si vous ne savez pas réparer, aller à la borne téléphonique la plus proche
en marchant derrière la glissière de sécurité et appeler du secours. A défaut,
utiliser un téléphone mobile et faire le 112.
• Si vous savez réparer, ne le faites jamais sur la bande d’arrêt d’urgence.
Roulez sur la bande d’arrêt d’urgence à faible allure jusqu’à la prochaine aire
de repos (ou éventuellement un refuge) puis réparez.
En cas de panne d’essence :
• Quand le témoin de réserve s’allume, vous êtes en mesure de faire encore
50 km. Réduisez votre vitesse afi n de consommer moins de carburant.
• Si malgré tout, vous êtes en panne utiliser la même procédure que pour la
crevaison.

Article proposé par Allianz Assurance à Châteaubriant pour le magazine 30 Jours.

Michel MOLINARO
Publié le Wednesday, January 11, 2012,
par Michel MOLINARO
JM CARROSSERIE

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